Le photographe Oliviero Toscani nous avait habitué a des campagnes chocs pour Benetton, faisant largement usage de la provocation comme argument commercial. Il réitère aujourd'hui, avec la marque No-l-ita dans une campagne de communication très trash, trop trash.
Sur la photographie nous découvrons une femme nue de trentes kilos, les traits forcément marqués, lui donnant un visage angoissant, presque appeuré.
Cette publicité, réalisée pour la marque Nolita, dans le cadre d'une campagne contre les troubles de l'alimentation, a reçu le soutien du Ministère de la Santé Italien, et s'étale ainsi sur les panneau d'affichage des grandes villes, ainsi que par doubles pages dans les magazines.
C'est indéniable, le regard des femmes par rapport à elles même est presque devenu un phénomène de société, un débat ouvert qui ne manque pas d'être récupéré à des fins commerciales, à l'image des campagnes publicitaires Dove.
Mais dans ce cas précis, qu'en est il réellement du message ?
Il n'y a plus de lien direct avec le produit, cette campagne n'est qu'une campagne de "notoriété", jouant clairement sur le côté provocateur et voyeuriste pour se créer son image.
« Vous avez vu la campagne Nolita, mettant en scène une femme anorexique nue ? C'est incroyable... »
Certains verront peut être la un moyen de sensibiliser les jeunes filles sur cette maladie, mais il n'en est rien. Il n'y a pas d'altruisme, pas d'humanité, une marque qui communique recherche forcément des retombées.
J'ai longuement hésité à en parler, car le fait d'écrire un article, même négatif, contribue à cet effet de buzz, mais l'indignation était trop forte !
N'hésitez pas à réagir à ce débat ouvert dans les commentaires.











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30/09/2007
Et en plus ce n'est pas de la retouche...
30/09/2007
Pour moi cette nouvelle image dénonce un phénomène de société bien ancré, et peu selon moi susciter des réactions très positives.
Pourquoi toujours promouvoir la censure, qui soit dit en passant est une très grande spécialité de la France (on préfère fermer les yeux et attendre que ça passe, on est choqué dès qu'on montre un poil de cul...) plutôt que de faire réagir. Parce que, oui, il me semble que "réagir" est un acte sain, preuve d'un minimum de réfléxion, et qui peu de surcroît amener à certaines prises de conscience.
30/09/2007
J'accorde volontier que les extremismes peuvent constituer une forme convaincante de message, dans des cas d'affiches de sensibilisation, d'information ou de prévention.
La sécurité routière, la lutte contre le tabagisme ou contre des maladies comme le SIDA en est la preuve.
Néanmoins le fait de se servir de tels "phénomènes de société" à des fins marketing est pour moi tout simplement immoral, indécent.
En quoi une marque de vêtement peut elle se servir de l'image d'une anorexique pour promouvoir ses ventes ?
Si toutefois, la campagne avait fait preuve d'un peu de subtilité, et donc par la même de retenue, comme la campagne Dove, cela eu été acceptable.
Mais dans ce cas précis, il ne s'agit ni plus ni moins que de se servir de provocation gratuite, n'ayant pour simple objectif que d'ancrer la marque dans notre subconscient.
Effectivement le travail de Oliviero Toscani est remarquable, du fait qu'il crée des images pleines de sens, défendant des causes justifiées.
Mais elles le seraient d'autant plus si elles étaient mises au service d'ONG, d'associations de lutte contre le SIDA, ou autres organisme engagé.
En l'occurence, ces clichés ne sont repris qu'à des fins publicitaires, et je trouve cela bien dommage.
30/09/2007
(H.S ON: Pour en revenir à ce phénomène typiquement français, c'est surement une perception personnelle totalement subjective, malgré que je pense vraiment qu'il existe (et stagne)une certaine frilosité dans notre pays, quand à la prise de risque.H.S OFF)
03/10/2007
Une image vaut mille mots, et si cela peut choquer assez une jeune fille pour qu'elle change son possible comportement destructeur, cette image aura remplie son but.
08/10/2007
Paul Villach
http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=30022
11/10/2007
A mon sens cette publicité peut avoir un double sens, d'un côté, l'image chocante qui veut faire réagir la société, mais de l'autre, un positionnement clair de No-l-ita face à sa cible. L'affiche présente une femme qui se révèle être un "anti-mannequin" puisqu'elle n'est absolument pas attirante, mais elle ne porte pas les vêtements de la marque. Cette pub ne présente pas le produit, mais annonce que ses vêtements sont destinées à des femmes bien dans leur peau au point de ne pas envier les canons de la beauté de notre société.
Mon analyse est peut etre un peu tirée par les cheveux, mais c'est ainsi que j'ai perçu la marque en voyant l'affiche.
L'analyse de Paul Vilach est-soit dit en passant- trés riche et interessante.
06/11/2007
Par contre, je me souvenais de la photo, et de cette jeune fille. Donc pour décrire cette campagne, c'était plutôt : "tiens, t'as vue l'affiche avec la fille anorexique?".
04/02/2008
Viens faire un tour : http://www.ckbuzz.blogspot.com
27/02/2009
Pour commencé, je pense que seul les publicités choquantes peuvent réellement contribuer à un but.
Retenez-vous vraiment toutes les publicité que vous voyez chaque jour ?! Et bien elle, OUI !
Ainsi, le faite de voir cette pauvre femme touché par la maladie, font réagir les jeunes adolescents.
Le faite de voir la stricte vérité les effrai !
Cette publicité n'est pas déplacé. Au contraire.